23 Mars 2026
Avant d’expliquer le TDAH, j’aime commencer par quelques repères sur le cerveau. Ces notions permettent de mieux comprendre des situations que les parents vivent tous les jours : un enfant qui coupe la parole, qui peine à se concentrer, qui part dans tous les sens ou qui a du mal à se mettre en route.
Voici les pièces Maitresses du cerveau :
Le cortex préfrontal, c’est comme le petit chef du cerveau. C’est lui qui aide votre enfant à :
rester concentré,
attendre son tour,
freiner une impulsion,
planifier,
réfléchir avant d'agir.
Chez tous les enfants, cette zone du cerveau mûrit très lentement. Elle continue de se développer pendant toute l’adolescence — parfois même jusqu’au début de l’âge adulte.
Chez certains enfants TDAH, ce petit chef n’est pas moins capable : il est juste plus vite débordé. Il doit fournir beaucoup plus d’énergie pour garder le cap, surtout quand la tâche est longue, peu motivante ou trop floue.
Le système limbique, c’est la partie du cerveau qui s’occupe des émotions. C’est lui qui décide si quelque chose est important, urgent, frustrant… ou passionnant.
C’est ce qui explique :
pourquoi une frustration peut exploser en quelques secondes,
pourquoi une injustice est vécue très fortement,
mais aussi pourquoi un enfant peut se mobiliser instantanément pour une activité qu’il adore.
Imaginez un aiguillage de train. Les ganglions de la base, c’est exactement ça : ils décident quelle action passe… et laquelle doit attendre.
Quand cet aiguillage fonctionne moins bien, voilà ce qu’on observe :
le geste part trop vite,
la réponse fuse avant même la fin de la question,
le corps a du mal à rester posé.
La dopamine et la noradrénaline sont des substances qui aident le cerveau à :
rester attentif,
se motiver,
évaluer l’effort,
garder un contrôle stable.
Le vrai défi, c’est d’obtenir une mobilisation stable, surtout dans les tâches peu intéressantes ou répétitives. L’enfant peut être très performant quand quelque chose l’enthousiasme… puis se retrouver complètement en difficulté pour une activité moins stimulante.